Blog

Quelques principes du contrôle réception

Qu’est-ce que le Contrôle d’Entrée ?

Le contrôle d’entrée est l’opération qui permet de statuer sur la validité d’un lot de pièces ou de composants achetés à l’extérieur : ce lot est-il « conforme » ou non ? Si oui je le fais entrer au magasin, sinon, je le refuse et le retourne à mon fournisseur.

Cette opération de contrôle est critique, et d’une importance extrême :

  • si je refuse un lot de pièces, et que ma production est en flux tendus, je peux déstabiliser mon atelier (pénurie matière, ou pénurie composant)
  • si j’accepte un lot « non conforme », je vais augmenter mon niveau de non qualité et mes difficultés d’assemblage

Les répercussions de cette décision sont donc immédiates en production…

Les règles et normes définissant ce type de contrôle sont répertoriées par le vocable « Contrôle Réception », (par exemple normes ISO2859 ou ISO3951).

Quel est le principe du Contrôle Réception ?

Le principe est de valider un lot en contrôlant un échantillon de pièces (on ne veut pas contrôler 100% de l’effectif !). En fonction du risque que l’on peut décider de prendre, on va décider du nombre précis de pièces à contrôler (la taille d’échantillon) et des critères d’acceptation (sur mon lot de 1000 pièces, j’en contrôle 20, et s’il y en a 2 ou plus qui sont non conformes, je refuse le lot !).

Au niveau pratique, on parle de :

  • NQA : Niveau de Qualité Acceptable   – ou –
  • NQT : Niveau de Qualité Toléré

Les risques pris sont de deux types:

  • accepter à tort un lot qui présenterait trop de pièces non conformes (risque client)
  • refuser à tort un lot qui aurait au réel un nombre acceptable de pièces non conformes (risque fournisseur)

Pour une description plus précise des termes et indicateurs, vous pouvez parcourir l’article « Contrôle réception vs SPC ».

Différences avec SPC

On parle de risques (α, β), on parle d’échantillon, on parle de statistique : les liens avec SPC (Statistical Process Control ou Maîtrise Statistique des Procédés) sont évidents.

  • La différence fondamentale réside dans la continuité temporelle des cartes.
  • En Contrôle Réception, on prend des pièces de manière aléatoire dans un lot, et on n’a donc aucune notion temporelle entre elles : on ne sait pas si la pièce A a été fabriquée avant la B !

  • En suivi SPC : on prend des mesures sur des pièces consécutives, qui se suivent, et qui permettent donc de détecter des dérives ou des décentrages.
  • Une autre différence réside dans l’interprétation des résultats. On est donc obligé de réfléchir et de statuer en constat.
  • Contrôle Réception : A la fin du contrôle de l’échantillon, et en fonction des risques et des paramètres pris, on accepte ou on refuse l’intégralité du lot.

  • Suivi SPC : L’interprétation est dynamique. On modifie les paramètres process permettant d’interagir directement sur la qualité de la production.

Optimisations du Contrôle Réception

En suivant le même parallèle que pour SPC, on peut vouloir optimiser le Contrôle Réception :

  • avoir des contrôles plus légers (réduits) ou plus sévères (renforcés) suivant l’historique de nos relations avec le fournisseur (plus ou moins bien noté selon la qualité des lots de pièces préalablement livrés)
  • avoir des types d’échantillonnage permettant de statuer « au plus vite » sur le lot
  • échantillonnage simple, classique : je mesure tout mon échantillon et je statue sur l’intégralité du lot
  • échantillonnage progressif : je m’arrête dès que je suis certain d’être suffisamment bon (ou mauvais)
  • avoir des contrôles avec des mesures dimensionnelles, et pas seulement des bon / pas bon

Toutes ces possibilités d’optimisation sont liées au risque initial que l’on décide de prendre : on peut modifier l’échantillonnage ou les règles d’acceptation tout en assurant statistiquement le même risque en entrée !

Mais le fait d’optimiser ce contrôle peut permettre selon les cas de gagner jusqu’à 50% de temps de contrôle. Il est primordial d’utiliser un logiciel qui permette de travailler selon les différentes normes (attributs, mesures), différents plans d’échantillonnage (simple, double, …), qui permette de dynamiser à la caractéristique…

Frédéric Henrionnet
Directeur des opérations, Infodream

Sources :
– Les captures d’écran ont été réalisées à partir des logiciels : Ctrl VisionSPC Vision
– Appliquer la Maitrise des Prcédés MSP/SPC, Maurice Pillet
– Améliorer la Productivité, Maurice Pillet

En savoir plus sur Ctrl Vision

Partagez cet article

Recevez notre newsletter

Ctrl Vision

Articles relatifs

Qu’est-ce que le contrôle réception?

A quoi sert le contrôle réception ? Que faut-il définir ? Exemple et fonctions avancées […]

Lire la suite

Contrôle Réception vs SPC ?

Suivi des fournisseurs, reporting, Intérêt d’une base commune SPC et Ctrl […]

Lire la suite

2017-01-25T09:49:42+00:00