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Qu’est-ce que le contrôle réception ?

A quoi sert le contrôle réception ?

Ctrl Vision, le logiciel de contrôle réception, permet l’acceptation ou le rejet d’un lot de pièces présenté par un fournisseur (interne ou externe). En fonction de l’effectif du lot et de niveaux de qualités attendus (NQA), le logiciel configure un tableau de mesure à contrôler, caractéristique par caractéristique.

En fonction de l’historique des dernières mesures pour chaque cote contrôlée, le logiciel peut faire évoluer dynamiquement le niveau de contrôle : renforcé (on contrôle plus de pièces et on augmente le critère d’acceptation), ou réduit (on contrôle moins de pièces).

Que faut-il définir ?

On détermine au départ :

  • Un niveau de contrôle du lot (une sévérité)
  • Un NQA (Niveau de Qualité Acceptable) par caractéristique
  • En fonction du niveau de contrôle, du NQA et de la taille du lot, la norme indique un nombre de pièces à prélever suivant qu’on est en mode normal, réduit et renforcé, ainsi qu’un critère d’« acceptation » et un critère de « rejet »
  • Caractéristique par caractéristique :
  • on accepte le lot si on a moins de x pièces mauvaises dans le prélèvement (critère d’acceptation)
  • on refuse le lot si on a plus de x pièces mauvaises dans le prélèvement (critère de rejet).

Voici un exemple :

  • Je reçois un lot de 100 pièces
  • En fonction d’un niveau de contrôle défini, on me demande de prélever 20 pièces sur ce lot
  • Pour une caractéristique suivie avec un NQA de 4, j’obtiens un critère d’acceptation à 2 et un critère de rejet à 3
  • je refuse le lot dès que j’ai 3 pièces mauvaises (ou plus) pour cette cote
  • je peux l’accepter si je n’ai aucune, 1 ou 2 pièces mauvaises seulement
  • Pour une caractéristique plus critique suivie avec un NQA de 1, j’obtiens un critère d’acceptation à 0 et un critère de rejet à 1
  • je refuse le lot dès que j’ai une pièce mauvaise pour cette cote
  • je ne peux l’accepter que si les 20 pièces contrôlées sont conformes

Le principe de base est donc relativement simple : je ne mesure qu’un échantillon du lot (pas 100%), et j’ai des critères plus ou moins sévères selon les niveaux de criticité de mes caractéristiques.

Les fonctions avancées du contrôle réception

Ce principe de base peut être rapidement complété.

En fonction de l’historique des lots de pièce déjà reçus (pour un fournisseur donné), on va également gérer des types de contrôle :

  • réduit (les lots reçus étaient acceptés, on réduit donc le nombre de pièces à contrôler et on ajuste les critères d’acceptation et de rejet)
  • renforcé (les derniers lots reçus présentaient des problèmes, et on augmente donc le nombre de pièces à contrôler).

Si le niveau de qualité reçu est vraiment excellent et se maintient (on est en contrôle réduit depuis longtemps), on peut même passer en mode « skip », c’est-à-dire qu’on ne contrôle plus la caractéristique concernée tous les lots, mais uniquement un lot sur 3, sur 5, …

Ce passage entre les différents modes (renforcé à normal à réduit à skip) ainsi que les conditions qui le permettent s’appelle la dynamisation. Il est très important que cette dynamisation soit à la caractéristique ! Sur un même lot de pièces, on peut contrôler des caractéristiques en mode normal, d’autres en réduit, et d’autres encore en renforcé.

En plus du plan d’échantillonnage simple présenté ci-dessus (quand on a contrôlé le nombre de pièces demandé, on ne peut qu’accepter ou refuser le lot), on a également des plans d’échantillonnages double, multiple ou progressif (on peut ne pas accepter ou refuser du « premier coup », mais demander à retirer un échantillon pour compléter l’étude).

Au niveau pratique, le contrôle progressif est certainement le type de contrôle le plus prometteur : on peut arrêter le contrôle (en acceptant ou refusant le lot) à chaque nouvelle pièce contrôlée ; on n’est pas obligé d’attendre la fin du contrôle de l’échantillon défini.

Configuré avec les mêmes risques statistiques qu’un plan d’échantillonnage simple ou double, c’est le plan qui limite au maximum le nombre de pièces mesurées, tout en assurant les mêmes résultats !

On a également une façon particulière d’exprimer les critères d’acceptation et de rejet pour les caractéristiques mesurées. Dans ce cas, on va parler de coefficient K (Ki et Ks), et l’acceptation va être le résultat d’un calcul faisant intervenir la moyenne et la dispersion des mesures des pièces du lot.

Frédéric Henrionnet
Directeur des Opérations, Infodream

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2017-01-25T09:50:06+00:00